• L’âme du narcissisme by Christian Fierens

    Résumé de l'éditeur/

    La table du psychologue était couverte de portraits-robots qu’il s’agissait de reconnaître chez ses patients. Patiemment. Malgré les différences, il reconnaîtrait la même trame : le narcissisme par trop visible. Psychose ? Narcissique ! Perversion ? Narcissique ! Et jusqu’à la névrose : encore narcissique. Au fond, le cliché narcissique n’allait pas beaucoup plus loin que l’égoïsme dénoncé par l’Église. Juste une petite touche sexuelle en plus. Activement. Derrière la tautologie du narcissisme se cache un mouvement de réflexion que le psychanalyste saura mobiliser pourvu qu’il n’oublie pas l’âme du narcissisme, dont découle tout cet imaginaire. Car le mouvement de réflexion inhérent à tout narcissisme ne produit pas d’abord des clichés ; bien plus fondamentalement, il est l’âme invisible de toute création, de toute personnalité, de toute réflexion, de tout mouvement d’estimation sans laquelle l’estime (de soi comme des autres) ne vaut pas grand-chose. L’Âme du narcissisme– éternelle adolescence – nous plonge dans ce moment d’expérience dynamique de la psychanalyse. C’est déjà ce que Freud apportait en introduisant le narcissisme.

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    Je tiens à remercier Babelio pour son partenariat ''Masse Critique'' ainsi que les éditions PUM pour l'envoi de ce livre!

    Que dire de cet ouvrage si ce n’est qu’il m’attirait tout particulièrement par son résumé alléchant. En ce moment je lis énormément d’ouvrages ayant trait au narcissisme, à la manipulation etc… Et je dois admettre que je trouve du bon comme du moins bon. Concernant cet ouvrage, lorsque j’ai vu qu’il s’agissait d’une publication universitaire j’ai pensé que le sujet serait bien traité et c’est le cas. Néanmoins il y a un gros bémol avec cet ouvrage, il n’est pas à la portée de tous. Il est à conseiller aux étudiants en psychologie. Cette absence de vulgarisation m’a gêné dans ma lecture car je devais souvent l’arrêter pour faire des recherches annexes et parfois simplement chercher des notions et termes un peu trop techniques pour moi qui ne suis pas du tout une pro de ce domaine même si je lis de plus en plus d’ouvrage dans le genre.

    L’étude s’articule en plusieurs courts chapitres ce que j’ai apprécié au demeurant. L’étude n’est pas longue, une centaine de pages, néanmoins j’ai pris mon temps pour essayer de comprendre toutes les notions présentées. L’ouvrage est extrêmement bien documenté et s’appuie sur de nombreux ouvrage pour la démonstration servie par l’auteur. Néanmoins je reste un peu sceptique dans la mesure où il s’agit surtout de psychanalyse une discipline qui manque à mon sens de concrétude. Après c’est selon chacun.

    J’ai aimé les textes sélectionnés par l’auteur, on comprend très vite que celui-ci est intéressé par le travail de Freud. Il s’appuie essentiellement sur son œuvre. Il peut être nécessaire si vous lisez ce livre de lire les articles que Freud a écrit sur Léonard ou d’autres cas cliniques décrits dans l’ouvrage. J’ai fait plein de recherches intéressantes grâce çà cet ouvrage sur le narcissisme, lu également « Pour introduire le narcissisme ». A mes yeux pour avoir toutes les clefs nécessaires à la compréhension de cette lecture un travail en amont est à faire. Mais c’était plaisant. Cet ouvrage questionne énormément.

    Le narcissisme comme vous le constaterez est liée à divers notions toutes plus intéressantes les unes que les autres et varient bien entendu en fonction de la personne touchée. La base reste le récit mythologique de Narcisse. Dans cette démonstration l’auteur soulève la notion de narcissisme lié à l’enfant puis à l’âge adulte, comment il est vécu par un tel. J’ai aimé la partie traitant de Léonard étant étudiante en art, le rapport à ses œuvres était intéressant !

    La notion de pulsion sexuelle et d’amour jouerait également un rôle non négligeable dans cette étude. L’amour de soi,  l’amour des autres, la libido et…Les définitions varient énormément et l’étude donne plusieurs pistes intéressantes sur le sujet, même s’il laisse pas mal de questions en suspens.

    Vous l’aurez compris je ressors assez mitigée de cette lecture du fait de son approche assez compliquée. Néanmoins les férus du sujet ou ceux étudiant cette discipline y trouveront leur bonheur. Et pour ma part j’ai apprécié cette lecture !


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  • La Dernière Tentation de L'Ange by Damien Maire La Dernière Tentation de L'Ange by Damien Maire

    La Dernière Tentation de L'Ange by Damien MaireRésumé de l'éditeur/ 

    Et si le Bien était en réalité le Mal ? Et si les ténèbres étaient, depuis toujours, la véritable lumière ? Et si l’homme n’avait surtout, au final, rien appris par lui-même ? 3• millénaire av. J.-C. : Pour avoir révélé les secrets célestes et conçu des enfants avec des humaines, deux cents anges rebelles sont emprisonnés, dans l’attente de leur exécution. Depuis son cachot, Shemyaza, leur leader, veut cependant continuer à mener le combat. De nos jours : Alors qu’ils gravissent le versant d’une montagne au Proche-Orient, trois randonneurs sont confrontés à des phénomènes physiques et sensoriels qui dépassent leur entendement. De puissantes forces semblent en effet veiller jalousement sur ce territoire. Par l’exploration de sites aussi insolites qu’inquiétants et d’incroyables retours dans le passé, Sarah, Daniel et Elias se retrouvent chacun embarqué dans une aventure particulièrement troublante…

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    J'ai eu la chance de découvrir ce roman au fil de son écriture puisque Damien son auteur est également un très bon ami. Et je dois avouer que j'avais toujours du mal à attendre la suite! Lu il y a donc pas mal de temps je me suis replongée dedans afin de réaliser cette chronique. :)

    Le récit débute quelques milliers d’années avant notre époque avec la condamnation et l’emprisonnement d’êtres célestes. Puis, le récit débute en 2014. Tout commence de façon banale, un jeune couple entame une sorte de pèlerinage au cœur de leurs origines familiales. Sarah et Daniel sont tous deux français d’origines israéliennes. Accompagné d’un guide Elias ils vont traverser le pays et visiter les lieux les plus emblématiques qui soient, Jérusalem…

    Ces trois personnages vont vivre une expérience étonnante et particulièrement troublante. Tout se passe très vite ! Alors qu’ils sont en pleine visite dans les montagnes,  un grand vent se lève avec de violentes rafales. Ils doivent s’abriter dans une grotte qui selon les dires du guide Elias n’existait pas auparavant. Peu de temps après, Sarah se sent mal et tombe dans un coma que les deux hommes perçoivent comme étant de l’hyperthermie. Ces rafales empêchent les hommes de sortir chercher du secours alors ils attendent. Daniel au chevet de sa femme se retrouve dans un état d’angoisse. Elias courageux, décide de partir seul, chercher de l’eau pour leur survie aux tréfonds de cette grotte. Chacun d'entre eux, vont faire l’objet d’expériences n’appartenant pas au domaine des mortels. Tous, vont côtoyer la divinité sous une forme plus ou moins positive.

    Le roman est agrémenté au début de la playlist ayant accompagné l’auteur durant la création de son ouvrage. A la fin, on retrouve également des précisions sur certains éléments historiques ayant servi de matière première pour l’histoire. On obtient également des informations sur les expériences de mort imminente dont a fait l’objet Sarah. J’avoue m’être plongée dans d’autres ouvrages pour satisfaire ma curiosité sur le sujet par la suite. Je trouve ces phénomènes vraiment intrigants, de  même que l’origine des Nephilims attestée par  les écrits d’Hénoch mais qui sont restés à l’état de textes apocryphes, parti pris de l’Eglise pour des raisons bien connues..

     C’est Sarah qui va vivre l’expérience la plus enrichissante qui soit, elle qui n’a jamais été baignée dans la religion se considérant comme agnostique. Mais c’est peut-être grâce à cela justement qu’elle semble la plus apte à recevoir les enseignements divins de Shemyaza. Sa rencontre avec cet être de lumière va la changer, dès le départ une confiance s’instaure entre les deux protagonistes. Il se confie à la jeune femme sur ses intentions, lui conte l’histoire de ces anges rebelles descendus sur terre pour s’unir aux femmes créant une race parfaite les nephilims. Cette expérience extra-sensorielle va questionner la jeune femme, remettre en cause de nombreuses choses. Cet ange charismatique, va révéler à Sarah à travers ces divers voyages temporels des vérités nouvelles. Sarah guidée au départ devra parfaire son apprentissage seule. On notera d'ailleurs, une émancipation de Sarah au fil de notre lecture. Et la relation entre l’ange et Sarah évoluera également au cours de l’histoire, les liens qu’ils vont créer vont s’accentuer et devenir de plus en plus fort.

    Pendant ce temps, Elias parti à la recherche d’eau va découvrir des endroits méconnus et étranges pour le commun du mortel ce qui va lui attirer des ennuis, et Daniel qui veille sur Sarah et qui ne peut rien faire sinon attendre va lui aussi connaitre des mésaventures. J’ai particulièrement apprécié le personnage d’Elias qui nous aide à mieux comprendre certaines choses tant son savoir est important et le roman étant bien documenté on apprends de nouvelles choses c’est appréciable.

    A présent, intéressons-nous un peu plus aux divers personnages historiques dont l’ange décide de divulguer les secrets à Sarah. L’auteur a fait un choix hétéroclite les concernant. On retrouve le personnage de Pythagore l’un des premiers grands maîtres à avoir été malmené par les hommes, les anges intercédant toujours pour priver l’humanité d’une trop grande connaissance. Il faut également préciser que durant ces voyages Sarah n’est que spectatrice, elle ne peut intervenir contrairement à Shemyaza et les anges contre qui ils luttent notamment Michaël, un personnage que j’ai adoré détester.

    « La peur est une puissante alliée pour contrôler une population, une fois qu’on lui a appris à craindre ce qui, soi-disant, la dépasse. C’est cela que j’ai cherché à changer dans la mentalité des humains. Souviens-toi de Lamech, le petit-fils d’Hénoch, et du mal qu’ont prodigué ses fausses révélations aux hommes. Pour comprendre la vraie valeur des choses, il te faut absolument et dès maintenant laisser derrière toi ces concepts erronés. »

    Ce qui est intéressant c’est qu’au fil de notre lecture on redécouvre chaque personne sous un nouveau jour. Pythagore n’était pas qu’un grand mathématicien, Socrate était laid...Ce sont des petites anecdotes qui sont plaisantes à apprendre. J’avoue avoir refait quelques recherches sur chaque personnage suite à ma lecture pour me remettre à jour moi aussi concernant mes connaissances !:) Par exemple je ne connaissais pas grand-chose du Parfait Bertrand Marty  et pourtant cet homme a eu une action importante dans le renouveau de l’église cathare au XIIIe siècle.

    Dans cet ouvrage, Shemyaza  ne mâche pas le travail aux hommes. Il  leur offre une possibilité d’apprendre mais c’est à eux de trouver la force de se libérer de leurs chaînes et de leurs peurs. C’est un ouvrage qui nous offre une belle morale. Et c’est la même chose pour Sarah, au départ guidée par l’ange elle devra ensuite comprendre certaines vérités par elle-même. Ce sera notamment le cas lorsqu'elle revivra l’histoire mettant en scène Jésus de Nazareth. C’est d’ailleurs une de mes parties préférées. D’autant plus que l’auteur remet en causes certaines choses en prenant certaine libertés et j’ai trouvé ces choix intéressants. On retrouve par la suite l’histoire de Galilée et enfin ma préférée celle des Romanov à travers le personne de Raspoutine. J’ai trouvé cette dernière histoire de loin la plus passionnante. J’avais une vue biaisée de ce personnage et les intrigues de la cour du Tsar Nicolas II m’ont toujours passionné.

    Pour conclure, je dirai que cet ouvrage est riche de diverses connaissances. J’en suis ressortie en ayant appris de nombreuses choses, l’auteur mêle habilement divers genres, l’historique, le fantastique, l’ésotérique et c’est un mélange plaisant. C’est un ouvrage particulièrement bien documenté. Le style de l’auteur est agréable, les chapitres se tournent rapidement même si j’avoue que j’étais surtout passionnée par ceux mettant en scène Sarah et Shemyaza. Chaque protagoniste va vivre une expérience qui le changera. Ce n’est pas un récit à proprement parler joyeux mais je l’ai trouvé plein d’espoir, c’est une quête vers le savoir et l’instruction. On devrait toujours se remettre en question et ne pas agir comme des moutons de Panurge. Le savoir c’est également prendre des risques mais de manière mesurée. C’est un beau voyage que j’ai fait en compagnie de l’héroïne à laquelle on s’identifie facilement.

    Vous l'aurez compris ce fut une lecture des plus agréable. J'ai été happé par l'univers décrit par l'auteur! Et puis j'adore tout ce qui à trait à l'univers angélique <3 Les Nouvellaires by Sonia Frisco

    « Tu n'as pas encore compris que c'est l'Histoire qui se rejoue devant nous ? Celle avec un grand H ? Je ne peux plus rien empêcher, ni influer sur ce qui s’est produit il y a des siècles. Souviens-toi que je t’ai amenée ici pour que tu mesures la violence avec laquelle ont été traitées tous ceux qui ont cherché à aider et à faire progresser l’humanité dans sa quête de savoir ».

    La Dernière Tentation de L'Ange by Damien Maire


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  • Quand la nuit devient jour by Sophie Jomain Quand la nuit devient jour by Sophie Jomain

    Quand la nuit devient jour by Sophie Jomain Résumé de l'éditeur/

    On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
    La dépression.
    Ma faiblesse.
    Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
    J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
    Le 6 avril 2016.
    Par euthanasie volontaire assistée.

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    À peine l’ouvrage terminé, je vous fais part de mon ressenti. Avant toute chose, sachez que Sophie Jomain est l’une des auteures que j’affectionne le plus. J’ai lu tous ses romans. Je suis d’ailleurs en pleine relecture de la saga Felicity Atcock qui contrebalance à merveille tout le panel d’émotions que j’ai ressenti pendant ma lecture de Quand vient le jour. Comme vous vous en doutez, j’attendais avec une impatience non dissimulée le nouveau roman de Sophie et je savais qu’une fois de plus je ne serai pas déçue. Ici, l’auteure change totalement de registre. J’avais déjà lu un livre qui traitait de l’euthanasie volontaire assistée ((Avant toi de Jojo Moyes), aussi j’avais quelques craintes de retrouver quelque chose de trop similaire, mais ce ne fut en aucune façon le cas, les deux romans sont très prenants et très riches chacun à leur façon.

    Ce roman n’a sans doute pas été facile à rédiger par l’auteure. Le sujet est quant à lui assez tabou mais pouvoir s’interroger dessus est vraiment intéressant je trouve. C’est une lecture d’exception que nous offre l’auteure. On ne peut rester indifférent.

    Camille souffre. Depuis qu’elle est toute petite cette souffrance ne l’a jamais laissé en paix, elle est rebutée par son corps, par son reflet dans le miroir. Au cours de sa jeunesse qui nous est décrite dans une première partie, elle passera par diverses expériences (anorexie, boulimie…) qui ne l’aideront pas, sans compter sur ses expériences personnelles (amoureuses notamment) qui se solderont toujours par une confiance en soi brisée et un mal-être qui va s’accentuer. On se rend compte qu’il y a peu d’espoir la concernant, qu’elle est incomprise par sa famille, même si celle-ci la soutient et l’entoure de son amour. Elle n’a pas d’amis, pas de vie à proprement parler. Elle souffre du regard des autres, du simple fait d’exister. Alors elle fait ce qui lui semble être la meilleure chose à faire, elle fait une demande à l’institut ADMD pour pouvoir mourir dignement. Résultat, son dossier est validé, âgée de 29 ans, elle sera euthanasiée le 6 avril 2016.

     « Mon existence toute entière était lourde à porter, à assumer, depuis si longtemps. Si seulement mon image avait été la seule en cause… Je ne parvenais plus à combattre ma souffrance psychique, à raisonner, à camoufler mon mal-être, et il me semblait parfois que la mort était la seule solution pour arrêter mon calvaire. La dépression prenait possession de moi. Je ne supportais plus de vivre parmi les gens, de les croiser, de leur parler, je n’étais plus capable de faire semblant ».

    La dépression est un fléau grave, certains pensent que ce n’est pas le cas car il n’y a pas véritablement de symptômes physiques aussi visibles qu’une autre maladie et pourtant ! Camille est soumise à divers troubles, vomissements crises d’angoisses etc…. Elle a suivi moult psychothérapies mais rien n’y fait, ce mal la ronge de l’intérieur, et ne rien pouvoir y faire est une des pires choses qui soit. Au départ, devant les autres, on fait semblant mais peu à peu le masque se fissure et quand la douleur se fait trop grande ce n’est plus possible de la cacher, c’est ce que subit Camille depuis trop longtemps. L’incompréhension de l’entourage proche est également un ajout à cette douleur lancinante et pernicieuse. Les personnes souffrant de cette maladie sont souvent incomprises ! Ici l’ouvrage questionne réellement, on se remet en question sur ce que l’on pense être juste ou sur ce que l’on pensait savoir!

    « En France le suicide assisté est illégal l’euthanasie active n’est pas reconnue et quand bien même quel médecin accepterait d’ôter la vie à un patient sous couvert d’un état dépressif. »

    La mort volontaire d’un proche est bien entendu difficile à accepter, mais a-t-on le droit de juger l’autre ? De décider pour lui de sa vie ? Ce livre m’a beaucoup questionné ! On ne sait pas comment on réagirait dans cette situation, on peut se mettre à la place de chacun des partis : du docteur qui accepte d’abréger les souffrances d’une personne, de la personne qui n’en peut plus de la vie, des parents qui souffrent de cet état de fait, le vivant comme un échec personnel et se culpabilisant. Leur enfant allant mourir sous leurs yeux sans pouvoir rien y faire ! Vivre ou mourir dignement ?Ce sont des questions à polémique, mais chacun ne devrait-il pas avoir le choix ? Il n’y a clairement pas de bonne ou de mauvaise réponse, il faut accepter, c’est à chacun de nous, de décider, de ce qui est le mieux pour nous. Les réactions peuvent être diverses le père de Camille réagira par la peine sa mère par la colère :

    « - Tu… tu pourrais apprendre à être heureuse, nous pourrions chercher d’autres alternatives, thérapies, nous…

    Je lève la main pour le faire taire ».

     &

    « -Petite conne ! Siffle-t-elle alors que je ne l’ai jamais entendu jurer. D’autres meurent quand ils ne demandent qu’à vivre, et toi, tu craches sur ta propre existence ?

    Comment lui en vouloir de ne rien comprendre à ma situation ? Je n’ai moi-même jamais su expliquer pourquoi je vis ma vie comme un châtiment, une condamnation. Comment ceux qui m’ont donné le jour pourraient-ils admettre mon choix ? »

     Et même s’il s’agit de son choix, Camille aimerait partir en paix, que sa famille accepte cela. Elle sait bien qu’elle va laisser des âmes vivantes en peine. A défaut qu’il accepte les mesures qu’elle prend au moins accepter que son mal être est incurable et que ce n’est la faute de personne. Mais ce serait trop dur à admettre, cela reviendrait à dire qu’il n’y a aucune solution et que son choix d’en finir avec la vie serait logique. Ce récit parle d'acceptation!

     « Il ne s’agit pas d’apprendre à être heureuse, mais d’accepter que je ne le serai jamais. J’y suis parvenue, et vous devez l’admettre vous aussi. Je ne veux plus vivre. »

    La deuxième partie nous présente la vie de Camille au centre dans lequel elle trouvera la mort. Quatre mois durant elle va attendre sa délivrance. Étrangement le ton se fait plus léger. On ressent une note d’espoir, les gens autours de Camille sont agréables, lui proposent des activités, elle va réapprendre les petits bonheurs de l’existence au travers de discussions, de sorties avec eux … Alors qu’au départ elle n’en avait nullement l’intention.

    Bien qu’on ressente au plus profond de nous le mal être qui ronge Camille c’est difficile d’accepter son choix. Dès le départ, je me suis prise à espérer moi aussi pour elle parce que j’avais envie que ce personnage auquel je me suis attachée vive et trouve un peu de bonheur dans son existence. Mais les moments de joie au centre et à l’extérieur étaient toujours ponctués par d’autres beaucoup plus douloureux qui revenaient sans cesse. Alors le personnage de Camille se renferme, se mutile, se fait souffrir elle-même, se protège comme elle peut. Sa détresse est dès lors tellement palpable que l’on accepte son choix. Néanmoins ces moments de petits bonheurs qui la faisait simplement sourire étaient bien là, c’est comme si elle réapprenait à vivre, à apprécier des choses qui pour le commun des mortels paraît des plus banals : un jogging, les plaisirs d’un restaurant, se faire belle… Cela peut paraître risible d’une certaine façon elle a toujours vécu comme si elle n’existait pas et c’est lorsqu’elle va mourir qu’elle réapprend en quelque sorte la vie. Cela peut paraître assez contradictoire, mais sans les belles rencontres qu’elle fait au centre cela n’aurait pas été possible.

    La romance est également présente dans ce roman, avec le personnage de Marc alias le Dr Peeters qui prend en charge la jeune femme, un homme qui a des méthodes assez originales en comparaison des méthodes utilisées par ses confrères. Marc est un homme séduisant et charismatique. Il va rapidement s’attacher à la jeune femme et inversement. Mais comme tout un chacun lui aussi traîne ses peurs et ses doutes. Et en cela je l’ai encore plus apprécié. Chacun lutte contre ses propres démons, un sourire peut cacher de la douleur ou de la peur. Marc est un pilier pour Camille, il la soutient est un ami et plus encore par la suite...

    Je dois aussi m’arrêter quelques instants  sur la couverture qui est de toute beauté et qui retranscrit à merveille à mes yeux l’envol vers un monde meilleur ainsi que l’espoir mais aussi la fragilité de l’être à travers ces petits origamis. Concernant l’écriture, comme toujours, le style de Sophie est fluide et agréable. Le découpage de l’ouvrage clarifie le récit. L’auteure a un style bien à elle. Les pages se tournent automatiquement. Une fois commencé, j’ai terminé l’ouvrage très rapidement, j’avais besoin de savoir ! Ce que j’aime également, c’est que malgré le sujet grave, on ne tombe jamais dans le pathos, bien sûr j’ai versé quelques larmes je ne m’en cache pas mais il y avait toujours une note d’espoir qui me faisait espérer tout au long de ma lecture. Comme toujours j’aime beaucoup les récits à la première personne qui nous rendent le personnage tellement plus proche de nous. Nous avons accès aux pensées de Camille les plus intimes et l’on comprend encore mieux ses souffrances. C’est un personnage tellement attachant, elle veut mourir mais pour autant n’est pas égoïste, elle aime sa famille. Toutes les émotions nous submergent à la lecture de cet ouvrage, je me suis prise à pleurer, à sourire, à espérer à hurler – Notamment à la fin – ! J’ai eu du mal avec cette fin même si d’un côté je l’apprécie, elle ne m’a pas satisfaite. C’est difficile à expliquer. Je l’ai relu une deuxième fois et je me suis dit « NON une fin pareil ça n’est pas possible… »  . La transformation du personnage de Camille est belle, dès le départ je n'ai jamais pensé qu'elle était faible, elle a simplement trop enduré et en arrivant à bout il n’y a plus d’espoir, juste le néant, un trou noir immense en quelque sorte. Mais lorsqu’elle intègre le centre, elle arrive à sourire, et est heureuse de pouvoir partir dans cet état d’esprit. Elle souhaite partir sans regrets. La vie n’est pas facile c’est un combat! 

    Je dois bien l’admettre en refermant cet ouvrage j’en ressors toute bouleversée. Je suis passée par une gamme complète d’émotions tout au long de ma lecture et j’ai été profondément émue et touchée!

    Ma Note : 19,5/20! <3

    Comme toujours c'est un plaisir de lire un livre rédigé par la plume de Sophie.

    Vous l'avez compris c'est un coup de Quand la nuit devient jour by Sophie Jomain Je le conseille vivement!


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  • Juste avant le bonheur by Agnès Ledig 

    Résumé de l'éditeur/

    Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d'une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n'a pas l'habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend...

    « Un hymne à l'espoir qui sonne juste comme une expérience vécue... Un livre poignant, ou le malheur n'a pas le dernier mot. »Le Figaro Magazine

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    Je ne suis clairement pas férue de littérature contemporaine et pourtant je dois admettre que j’ai été agréablement surprise par ce roman. Quelques mots me viennent à l’esprit une fois l’ouvrage refermé, quelques mots forts : tristesse, rencontre, espoir, bonheur etc…

    Je trouve que la force de ce roman réside dans ces personnages. J’ai appris à les aimer avec leurs failles, leurs défauts, ils sont tellement humains et vrais, cela les rends terriblement attachants. On pourrait croire que l’auteure les malmène quelque peu et pourtant au bout du tunnel il y a de la lumière. Le récit ne tombe pas dans la mièvrerie, il s’y passe des choses terribles mais le ton reste plein d’espoir, les personnages tombent mais se relèvent. Je me suis tellement attachée à eux au fil de ma lecture, j’ai espéré un renouveau pour chacun. Chaque personnage cache des blessures indélébiles mais leur rencontre va les changer, ils vont s’ouvrir les uns aux autres, partager leur peine et leur souffrance et leur vie en sera changée. Ils se connaissent peu mais vont apprendre à s’apprécier et s’apprivoiser,  une belle alchimie en ressortira. Mais cela ne se fera pas sans peine, car il est difficile de donner sa confiance, de confier ses peurs et ses doutes à quelqu’un que l’on ne connaît pas mais parfois il faut saisir les chances qui nous sont offertes et c’est ce que va faire l’héroïne.

    Même s’il se passe des événements tragiques, l’ouvrage offre de l’espoir. Le ton alterne humour,  légèreté, petits bonheurs de la vie tout comme ses malheurs. La rencontre de ces cœurs fêlés se fait de manière originale. Julie a été reniée par sa famille suite à la naissance de son petit Lulu, elle n’avait que 17 ans. Elle doit subvenir à leurs besoins à tous les deux, elle est caissière et fera la rencontre de Paul un quinquagénaire. Cet homme vient de rompre avec sa femme, il voit en Julie et son fils une façon de trouver la rédemption et le bonheur en les prenant sous son aile. Elle accepte de partir en vacances avec Paul et son fils Jérôme celui-ci jugeant directement la jeune femme et pourtant ils apprendront à se connaître et s’apprécier. Le petit Lulu quant à lui,  est une bénédiction pour tous, adorable émotif… une perle. Jérôme traîne lui aussi ses démons, jeune médecin, suite au suicide de sa femme il noie sa tristesse dans l’alcool. Ces âmes en peine que rien n’aurait dût relier vont apprendre les unes des autres, s’épauler, s’apprécier. D’autres personnages s’ajouteront à ce sympathique petit groupe. J’ai d’ailleurs été étonnée de la tournure des événements.

    " Coalescence : Rapprochement de personnes sensibles et meurtries dont le contact entraîne une reconstruction solide de chaque élément à travers le tout qu’ils forment."

     C’est exactement ce qui se passe entre nos personnages principaux ! C’est un roman qui parle de reconstruction et d’amour.

    Au début de chaque chapitre des titres illustrent à merveille la situation. Et l’on retrouve à la fin de chacun d’entre eux les impressions de Julie rédigée à la façon d’un journal intime. J’ai beaucoup aimé cette initiative de l’auteure.

    Une fois le livre refermé, j’étais satisfaite et heureuse.  L’auteure ne donne pas une vision idyllique de la vie, certes, il y a des épreuves à surmonter des hauts et des bas mais c’est ce qui fait la beauté et le charme de la vie J’avais le cœur serré mais j’ai quitté les personnages avec une note d’espoir touchante. J’étais émue. Les protagonistes malgré leurs faiblesses sont forts. J’ai appris à les aimer.

    "-Je ne sais pas. J’ai peur, c’est tout.

    - Viens là, lui dit-il en la prenant dans ses bras. Ça va mieux comme ça ?

    S’ensuit une longue étreinte, sans qu’aucun ne sache vraiment qui réconforte l’autre. Jérôme se sent enveloppé par une sorte de chaleur qui l’irradie en profondeur. Il a peu d’expérience de ce genre d’émotion intense. En lui remonte une sensation lointaine, probablement  celle qu’il éprouvait dans les bras de sa mère. Jérôme se met à pleurer doucement.

    - T’as emmené des oignons sur le bateau ? lui demande Julie sur un ton sérieux.

    - T’en es un sacré, d’oignon, lui répond-il en riant au milieu des larmes. Tu vois, j’avais raison ! Tu fais pleurer les hommes.

    - Je te fais pleurer toi, arrête de faire des généralités. Et puis d’abord, je n’y suis pour rien. J’ai peur, tu me prends dans les bras et tu pleures. Tu peux m’expliquer en quoi je suis responsable ?

    - Tu n’es pas responsable. Et je suis un con.

    - C’est pour ça que tu pleures ? TU en as soudainement conscience? C’est sûr, ça doit faire mal quand on s’en aperçoit.

    - TU aurais au moins pu répondre : «  Mais non, t’es pas un con », ça m’aurait rassuré.

    - Je n’aime pas tricher. J’ai bien senti que tu me prenais pour une mauvaise fille quand je suis montée dans la voiture, et pendant tout le trajet, et les premiers jours ? Alors oui, t’es un con d’avoir pu le penser.

    - C’est vrai, je suis impardonnable. La repentance est envisageable à tes yeux ?

    - Mais sous certaines conditions.

    - Je peux te faire une surprise ?

    - Essaie toujours."

    Ma Note : 15/20! <3

    Un récit touchant en somme! Étrangement, j’ai trouvé cette lecture apaisante. Je suis curieuse de découvrir d’autres titres de cette auteure !

    Juste avant le bonheur by Agnès Ledig


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  • A toi pour l'éternité by Daniel Glattauer A toi pour l'éternité by Daniel Glattauer

    A toi pour l'éternité by Daniel GlattauerRésumé de l'éditeur/

    Par hasard, Judith rencontre Hannes dans un supermarché. Quelques jours plus tard, il entre dans sa boutique de luminaires. Hannes est architecte, il est craquant, le gendre dont rêve toute belle-mère. Les amies de Judith tombent sous le charme. Alors pourquoi Judith n'arrive-t-elle pas à se laisser aller et à profiter de l'occasion ?

    Daniel Glattauer prouve à nouveau son talent d’analyste des relations amoureuses. Son écriture au scalpel fait mouche pour cette descente aux enfers sentimentale. Delphine Peras, L’Express.

    En instillant un poison lent dans le philtre de l’amour, l’écrivain crée le malaise, réussit à transformer la romance en suspense haletant. Et brocarde au passage les rites et les tics des amants modernes. Philippe Chevilley, Les Échos.

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    Après avoir évoqué le thème du pervers narcissique dans un précédent article, je vais vous parler d’un roman qui tombe à pic étant donné qu’il traite justement de ce sujet. Pour la petite info, j’ai découvert la plume de Daniel Glattauer avec son dyptique : Quand souffle le vent du nord et La septième vague et non pas avec ce roman-ci.

    Daniel Glattauer est un auteur de génie, j'ai lu ces quatre romans et j'ai hâte qu'il en écrive d'autres. <3

    Un malaise, voilà ce que j’ai ressenti tout au long de cette lecture. De prime abord, une rencontre banale se déroule entre deux êtres dans un supermarché, Une relation tout aussi banale ou plutôt lambda se développe entre nos deux protagonistes principaux. Et pourtant, quelque chose  ne va pas, quelque chose nous contrarie, mais nous n’arrivons pas forcément à mettre le doigt dessus. Au fil de notre lecture cette sensation s’accentue et des signes sont là pour nous l’indiquer. Après tout, cette rencontre ne se déroule pas sous les meilleurs auspices, Hannes écrase les pieds de Judith, c’est banal certes, mais c’est un signe à mes yeux comme Hannes qui essayera d’écraser Judith durant tout le roman d’une façon nuancée, subtile mais tellement manipulatrice et abjecte. Il est dit qu’elle ressent alors une « douleur aigue » et cette douleur, Judith la ressentira un certain temps. Jolie figure de style ! Bien sûr, j’avais déjà des tonnes de préjugés sur Hannes après avoir lu la 4ème de couverture et j’ai essayé de déceler les traits de caractère de la perversion et de la manipulation dans les traits de ce personnage.

    « Sept heure seize. Elle est éveillée mais n’a pas envie de se lever. Pas de force motrice. Pas de raison d’ouvrir les yeux. Que lui manque-t-il ? Qui lui manque-t-il ? Lui manque-t-il l’homme à ses côtés, le protecteur, qui est toujours là pour elle ? Qui la prend dans ses bras ? Qui la caresse. Qui se presse contre elle. Qui la couvre de son corps. Grâce auquel elle se sent bien dans sa peau. Grâce auquel sa respiration devient haletante. Grâce auquel elle tremble de joie et d’excitation ? A-t-elle perdue l’envie ? Rien d’autre que des pensées sombres, noir sur gris. »

    On se rend compte de la gravité de la situation lorsque, même la famille de Judith, tombe sous la coupe dévastatrice d’Hannes notamment la mère de Judith, son  frère Ali etc… Ceux-ci vont prendre le parti d’Hannes plutôt que celui de Judith ! Mais Hannes manipule à merveille, apporte son soutien, fait des choses dans le dos de la jeune femme et au final c’est elle qui va passer pour une hystérique ingrate. Cela a également lieu auprès de ses amis, il y aura juste Lukas son ex avec qui elle est restée ami qui la soutiendra. Lorsqu’elle explose, elle passe pour l’insatisfaite, l’égoïste. Heureusement elle trouvera un soutien inespéré chez sa jeune assistante Bianca et son petit ami. Les seuls à la croire, les seules à ne pas la juger et à essayer de percer la vérité au sujet de l’énigmatique Hannes, qui paraît si fade aux premiers abords. Difficile de ne pas craquer quand tout le monde se ligue contre vous, même la famille. Les événements iront assez loin comme vous vous en doutez. Le personnage de Hannes est tellement faux, tellement fourbe, et plein de vilenie et pourtant tout ça ne ne se voit pas, cette vilenie n’est pas palpable et c’est d’autant plus effrayant. Ce personnage est abject, j’ai ressenti une grande haine à son égard, j’ai plaint Judith. On s’apitoie énormément sur elle. On craint comme elle qu’il n’arrive quelque chose. On s’interroge beaucoup, et ça pourrait prêter à de nombreuses interrogations sur les débuts d’une relation avec un inconnu, la notion de confiance de force/faiblesse, dominant/dominé mais tout cela décrit avec tellement de subtilité dans ce récit. Moi qui apprécie la psychologie et la psychanalyse j’ai été conquise par cet ouvrage. Au final le personnage de Hannes reste flou comparé à celui de Judith mais c’est justement ce flou qui nous inquiète, cette impossibilité de cerner le personnage. Il s’immisce dans tout « croyant bien faire » telle est son excuse, il demande pardon, ne prononce jamais un mot plus haut que l’autre, une telle personne existe-elle  ou est-ce factice ? On frise la paranoïa à la lecture de cet ouvrage. Judith devra trouver la force en elle de lutter contre cet être manipulateur et effrayant. Attendez-vous à une chute magistrale avec ce roman !

    Ma Note : 16/20! <3

    C'est tout à fait le genre de livre qui met quelque peu mal à l'aise mais il est vraiment prenant!

    « La seule préoccupation de Judith, les jours suivants – août était arrivé, alors qu’elle était plus angoissée que jamais – fut de faire passer le temps. Elle était toute entière occupée à affamer l’intrus installé dans sa tête, à tel point qu’elle en oublia parfois de manger. La nuit, par peur de rêver d’avant-bras, elle fixait la lumière de ses lampes de Rotterdam, ses fleurs de cytise, jusqu’à ce que ses paupières se ferment. »

    A toi pour l'éternité by Daniel Glattauer


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