• Le Chercheur by Lars Muhl - O'Manuscrit Le Chercheur by Lars Muhl -O'Manuscrit

    Le Chercheur by Lars Muhl -O'ManuscritRésumé de l'éditeur/

    J’avais toujours su qu’un être était plus que sa simple identité.
    J’avais toujours su que la véritable personne se trouvait quelque part derrière les défenses ou les écrans protecteurs procurés par les titres, les carrières et les emplois.
    J’avais toujours su qu’en dernier recours, quelles que fussent nos conditions de vie et notre position sociale, tout paraissait étrangement illusoire, une fois replacé dans la perspective de l’éternité.»
    Dans ce récit initiatique, premier opus de la trilogie O’Manuscrit, Lars Muhl nous révèle son chemin philosophique et son réveil spirituel nés de sa rencontre avec un Voyant, à Montségur, dans les Pyrénées françaises. Par une écriture simple et sincère, l’auteur guide le lecteur, comme lui-même le fut par le Voyant, et nous emporte dans son aventure stimulante et remarquable issue de sa propre expérience et où se mêlent histoire et ésotérisme au pays des Cathares. Laissez-vous emporter par le merveilleux de ce parcours au cœur de la spiritualité en dehors de l’espace et du temps. Prenez le train pour ce voyage mystique et partez à la quête de vos propres réponses et à la rencontre vraie avec vous-même

    Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio pour son partenariat ''Masse Critique'' ainsi que les éditions Flammarion pour l'envoi de ce livre!

    Ce que j'en ai penséUne Saison à Longbourn by Jo Baker

    Lorsque Babelio m’a proposé cette masse critique je pensais lire un roman dans le style «  L’alchimiste » de Coehlo et grande fût ma surprise lorsque je vis que ça n’était pas du tout le cas.

    Déjà, l’auteur et narrateur car il s’agit d’une narration à la première personne est une personnalité du monde de la scène : Lars Muhl. Je dois admettre que je ne le connaissais pas avant de lire cet ouvrage. C’est donc un roman mais également un témoignage car il y a de la véracité dans ce récit autobiographique où l’auteur rend compte de sa prise de conscience sur sa manière de mener sa vie.

    J’aime beaucoup les narrations à la première personne, le style d’écriture était simple mais agréable. Mais venons-en à l’histoire.

    En revanche, je ne pensais pas qu’il s’agissait du premier volume d’une trilogie, je ne sais pas encore si j’aurai l’occasion de lire la suite mais l’expérience était intéressante en tout cas.

    Il s’agit d’un récit retraçant la tombée aux enfers de Las Muhl, il est au plus bas, un ami lui conseille de contacter le « voyant », il l’appelle, ça ne répond pas. Alors il laisse passer un peu de temps, et un jour il retrouve ce bout de papier et décide de l’appeler. Appel concis, le voyant lui donne un rendez-vous pour dans quelques-temps en lui disant que d’ici là tout ira bien et c’est le cas et puis Lars rencontre enfin le voyant un homme aussi normal qu’atypique. Et le voyant va l’entraîner dans un long voyage, le guider, l’accompagner, lui expliquer des choses. Lars se sent bien auprès de cet homme qui apaise et lui fait découvrir de nouvelles possibilités, une autre manière d’enfin vivre. C’est à Montségur que se fera la rencontre, lieu emblématique ou en 1644 furent brûlé de nombreux cathares car considérés comme hérétiques par l’Église. À partir de là le voyage commence, celui de la spiritualité. Mais surtout cet ouvrage est complexe cat à cette spiritualité sont liés des théories philosophiques, de l’ésotérisme, des leçons de vie, de développement personnel etc….. Tout est lié ce qui en soi est logique, l’auteur prône un retour à l’équilibre, de travail d’introspection continue, de besoin de se recentrer sur soi . On retrouve une part de développement personnel. Le voyage, la coupure avec le monde que l’on connaît est toujours en soi un bon départ pour commencer cette césure. Ce qui est intéressant c’est que souvent en début de chapitre on retrouve les paroles de Lars évoquant ses voyages en train lors de ses pérégrinations, et les gens qu’il croise, des gens déprimés, mal, qui se ressemblent tous, des gens s’intéressant uniquement aux bien matériels ne faisant pas attention aux autres, les  gares ces lieux de passages permettant une analyse fine des gens observés.

    Par opposition, lors de son voyage initiatique Lars va réapprendre à se connaître, à s’écouter pour ne plus souffrir, et il va donner du sens à sa vie, la respecter lui et les autres grâce au voyant faisant office de guide spirituel.  Un homme intriguant et fascinant qui nous en dévoilera plus sur lui au cours du récit mais qui restera tout de même une énigme une fois l’ouvrage refermé.

    Je dois admettre que je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui est dit même s’il y a des idées qui me parlait ou que j’ai trouvé intéressante, en tout cas je souligne le bémol de cet ouvrage, au départ nous sommes perdus, on ne sait pas trop où l’on va, ça va mieux au fil du récit mais au départ j’ai eu du mal à rentrer dans l’ouvrage. Il y a par moment trop de parenthèses ouvertes.

    Dans ce roman, il est question de voyance, d’énergie cosmique, de travail sur soi, de l’importance du lâcher-prise face au matériel, de deuil…. La métaphore de la première rencontre entre Lars et le voyant en est un exemple flagrant ! Il lui demande de porter un sac à dos le temps de la montée dans les montagnes et Lars, va le faire mais le voyant ajoute peu à peu des pierres symboles de ce qui retient Lars, allant du plus sérieux tout ce qui a trait au problème de famille jusqu’aux problèmes les plus infimes qui soient.  Au final c’est un long travail qu’il s’agit de faire et ce, dans le temps sans discontinuer.

    J’avoue que tout ce qui est lié aux énergies cosmiques m’a parfois moins parlé ce n’est pas un domaine que je connais. Un état particulier m’a étonné, celui de l’isogynie, j’ai trouvé le concept intéressant ! C’est donc un roman avec de belles leçons de morale qui nous est donné ici ! Des leçons sur la vie, sur les clefs pour l’améliorer tout comme Lars y est parvenu grâce au voyant, un roman initiatique intéressant même s’il m’a laissé perplexe par moment !

    « C’est une question d’équilibre. À n’importe quel instant, être capable de renoncer. Ne pas accepter de s’attacher à quoi que ce soit Être capable de faire la part des choses. Être souple. »

    Livres contre critiques

    Pour terminer j’ai trouvé le ton de la couverture parfait, c’est exactement, cela, un petit être qui avance et se cherche lors d’un voyage ! Un être seul près à franchir les montages pour trouver son salut.


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    Octavie d'Urville, tome 1- Sous l'ombre du Vampire by Esther Brassac Octavie d'Urville, tome 1- Sous l'ombre du Vampire by Esther Brassac

    Octavie d'Urville, tome 1- Sous l'ombre du Vampire by Esther BrassacRésumé de l'éditeur/

    Quand on est une fée fantôme maigrichonne, de surcroît incapable de se dématérialiser avant 22 h 43, la vie n’est pas facile.
    Quand, en plus, une naïade, tellement belle que c’en est choquant, a le toupet d’emménager dans un appartement adjacent au vôtre, les choses se gâtent.
    Mais lorsque votre patron et ami, un vampire métamorphe au caractère de cochon, trouve le moyen de se volatiliser sans crier gare alors qu’il attend avec impatience un colis très spécial, là, ça devient franchement invivable.
    Octavie d’Urville, la fée fantôme la plus complexée de Londres, est bien décidée à enquêter sur sa disparition. Heureusement, Gloria, sa meilleure amie, et Clyde, démon schizophrène, vont la soutenir.
    C’est alors que, submergée par les problèmes à ne plus savoir où donner de la tête, la vie décide de mettre sur sa route un charmant rouquin aux yeux verts qui ne laissera pas notre détective débutante indifférente.

    Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio pour son partenariat ''Masse Critique'' ainsi que les Editions du Chat noir  pour l'envoi de ce livre!

    Ce que j'en ai penséUne Saison à Longbourn by Jo Baker

    Le roman « Octavie d’Urville »  appartient à la collection Féline des Éditions du Chat Noir ! Au programme : une héroïne forte qui n’a pas (trop) froid aux yeux et du BG sur fond fantastique et bien ficelé ! Que demander de plus ! :)

    Je me suis vraiment délectée de cette lecture, et ce, pour diverses raisons. Déjà, une histoire originale qui met en avant des personnages atypiques que l’on ne retrouve pas forcément dans les livres appartenant au genre. Je n’avais encore jamais croisé d’héroïne fée fantôme. Le personnage principal masculin n’est « qu’un simple humain » et ça c’est chouette aussi. Les personnages qui évoluent autour d’Octavie sont eux aussi particuliers tant par leurs caractéristiques que leurs caractères tantôt tête à claques tantôt attendrissants, je pense à Gloria la meilleure amie et inverse physique et caractère total de notre héroïne. Swan le patron d’Octavie est un vampire un peu spécial comme vous pourrez le découvrir mais je l’ai énormément apprécié, et tant mieux dans la mesure où l’intrigue se déroule autour de ce personnage. Clyde son amoureux et démon schizophrène est un perso que j’ai adoré, il rend l’histoire plus légère et rigolote. Et puis, lui et Swan nous offre un charmant couple de beaux gosses très virils mais très attendrissants également ! Enfin il y a Belle la naïade, un perso que j’ai particulièrement apprécié dans ce volume ! 

    Nous faisons donc la rencontre d’Octavie une fée fantôme légèrement complexée par son côté maigrichon et par conséquent par son absence de formes ! Elle semble posséder quelques dons notamment celui de se dématérialiser mais uniquement à partir de 22h43 ! Elle bosse au chaudron magique en tant qu’assistante de Swann, un patron qui n’est pas des plus facile surtout niveau caractère ! Lorsque celui-ci reçoit un colis un peu particulier et qu’il en refuse l’accès à Octavie, des choses inquiétantes commencent à se produire, à commencer par la disparition de Swann ! Octavie accompagné de Gloria et Clyde vont donc mener l’enquête, celle-ci va se révéler extrêmement dangereuse et mettre leur vie en danger. Mais heureusement, notre petite troupe ne manque pas de ressources et animé d’une solidarité sans faille les uns envers les autres ils vont progresser et s’attirer un certain nombre d’ennuis. Et c’est sans compter sur la présence de Belle la naïade et de James le mec ultra sexy qui vont apporter encore plus de doutes et de complications dans la vie d’Octavie !

    Non seulement la mythologie créée par Esther Brassac est vraiment bien développée dans cet ouvrage mais son univers également! Humains et créatures surnaturelles « supras » cohabitent dans le même monde et ça c’est plutôt atypique. Et c’est plutôt les supras qui en payent les frais. Par exemple, Octavie se sent souvent nauséeuse lorsqu’elle côtoie des humains alors qu’avec des métamorphes elle se sent bien.  On note aussi des éléments amusants, tels que l’horloge qui parle ou encore la transformation d’Octavie en vieille femme édentée lorsqu’elle a ses règles ! Il y a pleins de petits éléments particulièrement amusant qui ponctuent le récit et font le charme de l’histoire. J’ai par exemple eu beaucoup d’affection pour le personnage de Giacomo ! Octavie est un personnage intègre et entier, qui est toujours présente pour ses amis mais qui aime bien qu’on lui fiche la paix aussi de temps à autre ! Un personnage terriblement attachant et comme je les aime. Et tous se passe plutôt bien même si elle trouve sa vie sentimentale un peu misérable. Mais lorsque James arrive à la boutique en tant que locataire elle fond comme neige au soleil. J’ai trouvé un peu dommage d’ailleurs qu’ils n’apparaissent pas énormément dans ce volume ! Mais clairement leur discussion finale donne envie de découvrir comment leur relation va évoluer et surtout quel mystère cache l’origine de ses personnages. Et puis c’est une bonne mise en bouche pour nous donner envie de lire la suite !

    Octavie est attachante, seul petit bémol, elle attend un peu trop de James, alors qu’elle est tout à fait capable de réaliser ce dont elle a envie seule et puis elle est bien épaulée par Gloria son contraire en tout (aussi ronde qu’elle est maigrichonne, elle saute sur tout ce qui bouge, est une vrai pipelette et aime se taper l’incrust chez Octavie, ce qui ne plaît pas forcément à cette dernière comme vous vous en doutez !). Quoi qu’il en soit, tous sont au rendez-vous, pour protéger leur ami disparu! C’est beau mais il ne faut pas croire que c’est un récit guimauve bien au contraire, les méchants le sont vraiment et franchement le récit est vraiment super, il y a énormément de péripéties et plusieurs intrigues de diverses importances, tout est bien équilibré. Clairement je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Le récit est aussi riche que les personnages qui y évoluent!

    Je vais m’arrêter également quelques instants également sur la couverture que j’aime beaucoup, épurée mais très belle bien représentative du personnage d’Octavie évoluant dans le Chaudron magique et puis il faut aussi savoir qu’à l’intérieur du bouquin chaque chapitre est agrémenté d’un visuel de petit chaudron fumant en début de chapitre et d’un grimoire à la fin. Un chat est également représenté à côté de chaque numéro de pages, ce sont des petits plus qui ravissent les yeux !

    L’écriture m’a également conquise, j’ai retrouvé un style d’écriture dans la lignée de Sophie Jomain avec sa saga des anges ou encore de Cécile Correia avec Aliette, j’entends par là une écriture légère, agréable, des fins de chapitres qui nous donnent pour seule envie de tourner directement les pages sans discontinuer. Le genre de livre que l’on a du mal à lâcher ! Et puis une narration à la 1ère personne ce que j’aime par-dessus tout, Octavie et ses pensées rigolotes (je pense à quelques expressions savamment trouvées) qui passent comme une lettre à la poste. Octavie est drôle, intelligente mais terriblement naïve et curieuse à certains moments.

    C’était une totale découverte de la plume d’Esther de Brassac et j’ai très envie de découvrir d’autres romans de cet auteure. Je continuerai donc avec plaisir la suite de cette saga que je suis ravie d’avoir découverte !

     

    Ma Note : 17,5/20! Un premier volume prenant!

     

    Livres contre critiques

    La vie d'Octavie est ponctué de moments de doutes et de poisse il faut bien l'avouer! ^^ 

    « Dans un coin de mon cerveau, je songeai à ce moment béni où un homme (non pas un homme, mais l’homme de ma vie) m’avait touchée pour la première et dernière fois de mon existence. Je me vis, vieille fée fantôme, assise devant ma cheminée avec mon chat, pleurant sur mes rêves envolés, mon abstinence, ma solitude. »

    Octavie d'Urville, tome 1- Sous l'ombre du Vampire by Esther Brassac


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  • Parce que j'aime dessiner ! Voici quelques une de mes dernières créations! Parce que j'aime dessiner <3 

    Parce que j'aime dessiner <3

    Parce que j'aime dessiner <3


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    Notre besoin de consolation est impossible à rassasier by Stig Dagerman Notre besoin de consolation est impossible à rassasier by Stig Dagerman

    Notre besoin de consolation est impossible à rassasier by Stig Dagerman Résumé de l'éditeur/

    Depuis la découverte, en 1981, de ce texte où Stieg Dagerman, avant de sombrer dans le silence et de se donner la mort, fait une ultime démonstration des pouvoirs secrètement accordés à son écriture, le succès ne s'est jamais démenti. On peut donc, aujourd'hui, à l'occasion d'une nouvelle édition de ce " testament ", parler d'un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l'inoubliable éclat.

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    Que dire de ce court témoignage/testament que nous a laissé Stig Dagerman deux ans avant de se donner le mort ! Pour comprendre ce court récit il est nécessaire je crois, d’essayer de saisir la psychologie de l’auteur. Ce texte ne comporte aucun filtre, c’est un récit à la première personne incisif et dur. La personne qui l’écrit est torturée.

    Ce court texte met à nu les sentiments de déception d’un homme face à une vie qu’il ne supporte pas, qui ne lui apporte aucune « consolation » ! Un homme en souffrance, qui subit toute sa vie durant et qui malgré sa lutte, n’arrive ni à émerger ni à garder l’espoir d’une vie future meilleure. Il ne supporte pas la société et ses fondements et remets tout en cause ! Il n’arrive pas à trouver de signification à sa vie, le bonheur apparaît comme une chimère. Le thème de la littérature est également évoqué de manière récurrente.

    Le ton est dur, sombre et démontre le mal-être qui habite l’auteur. La négation est une constante dans ce court texte d’une dizaine de page seulement.

    C’est un récit vraiment à part et triste ! Un texte pour lequel il m’a manqué des clefs et qu’il apparaît nécessaire de relire plusieurs fois pour mieux comprendre !

    Petite anecdote qui m’a fait sourire, l’évocation de Salomon en tant que sage, ah la la apparemment peu de monde connaisse la fin folklorique du personnage !

    " En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime. "

    Ma note : 13/20! Je suis satisfaite d'avoir découvert cet auteur mais je suis resté assez mitigée face à ce texte incisif!


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    Blast by Manu Larcenet!

    Blast by Manu Larcenet Résumé de l'éditeur/

    « Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu. » Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d'avant, à la recherche du blast, ce court instant de perfection, flash improbable, qui survient parfois, lorsque, oubliant sa graisse, il parvient à voler. Après un premier tome prix des libraires 2010, Manu Larcenet signe un immense roman graphique, noir et âpre, d'un humanisme bouleversant.« Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu. » Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d'avant, à la recherche du blast, ce court instant de perfection, flash improbable, qui survient parfois, lorsque, oubliant sa graisse, il parvient à voler. Après un premier tome prix des libraires 2010, Manu Larcenet signe un immense roman graphique, noir et âpre, d'un humanisme bouleversant.

     Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    Bon par où commencer! Au départ je n’étais pas très motivée à lire ces bd mais une amie a réussi à me faire passer le cap dégoût du dessin. Attention, c’est la patte de l’artiste et je respecte mais ça n’est vraiment pas ce qui m’attire, par contre je n’ai rien à redire concernant les colorisations et les paysages, c’est uniquement la physionomie des personnages qui me déplait! Et pourtant par contradiction, je trouve qu’un autre style n’aurait pas pu mieux aller pour ce type d’histoire. Le début du tome 1 débute par l’arrestation d’un homme, obèse (150 kg) disgracieux, sale…. On comprend très vite que cet homme a fait quelque chose de mal et que cela concerne une certaine Carole, mais pour connaître le fin mot de l’histoire il faudra attendre le dernier volume.Blast by Manu Larcenet

    Car pour arriver à l’histoire de la rencontre entre Polza et Carole nous allons faire un sacré bond dans le temps ! Polza y retrace son histoire, son parcours qui l’a mené à cette rencontre, sa relation avec sa famille et notamment son père ! Au cours de son périple il va apprendre à fuir la communauté et tombera sur d’autres personnes plus ou moins dangereuses (tueurs, violeurs), et d’autres clochards…

    Si Polza souhaite rester seul c’est parce qu’il est à la recherche du Blast, quelque chose qui le met dans un état d’extase ! Il ne sent alors plus l’amas de chair qu’il est mais se sent pousser des ailes dans le dos !

    Ce roman graphique est extrêmement sombre et malsain, malgré tout, on reste scotché à l’histoire et j’avoue que après avoir refermé le premier volume,  le sentiment de malaise qui m’habitait, je n’avais qu’une envie : celle de poursuivre ma lecture et de comprendre le fin mot de l’histoire.

    Le récit alterne entre les passages où Polza est au poste et est interrogé et les moments où il retrace son périple à la recherche du Blast. C’est trash, violent mais c’est prenant !

    J’ai trouvé les textes particulièrement bien écrit. On assiste à des échanges entre lui d’autres hommes qui montrent toute la complexité et la perversité dont l’humain est capable. Les échanges durant l’interrogatoire sont quant à eux prenant, Polza le criminel énonce des vérités qui touchent là où ça fait mal. Il y a un jeu qui se créé entre lui et ceux qui l’interroge !

    Ce roman graphique est une pure merveille psychologique, rien n’est dit au hasard ! J’ai pris une grosse claque avec cette saga !

    Blast by Manu Larcenet

     

     

     

     

    Ma Note : 15/20! Une véritable claque!

     

     


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