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    Blast by Manu Larcenet!

    Blast by Manu Larcenet Résumé de l'éditeur/

    « Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu. » Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d'avant, à la recherche du blast, ce court instant de perfection, flash improbable, qui survient parfois, lorsque, oubliant sa graisse, il parvient à voler. Après un premier tome prix des libraires 2010, Manu Larcenet signe un immense roman graphique, noir et âpre, d'un humanisme bouleversant.« Je mens... Je suis en feu, je suis gris, lourd, crasseux, mais je suis en feu. » Un homme seul dort dans les bois. Masse inouïe de plus de 150 kilos, il est parti un beau matin, laissant sa vie d'avant, à la recherche du blast, ce court instant de perfection, flash improbable, qui survient parfois, lorsque, oubliant sa graisse, il parvient à voler. Après un premier tome prix des libraires 2010, Manu Larcenet signe un immense roman graphique, noir et âpre, d'un humanisme bouleversant.

     Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    Bon par où commencer! Au départ je n’étais pas très motivée à lire ces bd mais une amie a réussi à me faire passer le cap dégoût du dessin. Attention, c’est la patte de l’artiste et je respecte mais ça n’est vraiment pas ce qui m’attire, par contre je n’ai rien à redire concernant les colorisations et les paysages, c’est uniquement la physionomie des personnages qui me déplait! Et pourtant par contradiction, je trouve qu’un autre style n’aurait pas pu mieux aller pour ce type d’histoire. Le début du tome 1 débute par l’arrestation d’un homme, obèse (150 kg) disgracieux, sale…. On comprend très vite que cet homme a fait quelque chose de mal et que cela concerne une certaine Carole, mais pour connaître le fin mot de l’histoire il faudra attendre le dernier volume.Blast by Manu Larcenet

    Car pour arriver à l’histoire de la rencontre entre Polza et Carole nous allons faire un sacré bond dans le temps ! Polza y retrace son histoire, son parcours qui l’a mené à cette rencontre, sa relation avec sa famille et notamment son père ! Au cours de son périple il va apprendre à fuir la communauté et tombera sur d’autres personnes plus ou moins dangereuses (tueurs, violeurs), et d’autres clochards…

    Si Polza souhaite rester seul c’est parce qu’il est à la recherche du Blast, quelque chose qui le met dans un état d’extase ! Il ne sent alors plus l’amas de chair qu’il est mais se sent pousser des ailes dans le dos !

    Ce roman graphique est extrêmement sombre et malsain, malgré tout, on reste scotché à l’histoire et j’avoue que après avoir refermé le premier volume,  le sentiment de malaise qui m’habitait, je n’avais qu’une envie : celle de poursuivre ma lecture et de comprendre le fin mot de l’histoire.

    Le récit alterne entre les passages où Polza est au poste et est interrogé et les moments où il retrace son périple à la recherche du Blast. C’est trash, violent mais c’est prenant !

    J’ai trouvé les textes particulièrement bien écrit. On assiste à des échanges entre lui d’autres hommes qui montrent toute la complexité et la perversité dont l’humain est capable. Les échanges durant l’interrogatoire sont quant à eux prenant, Polza le criminel énonce des vérités qui touchent là où ça fait mal. Il y a un jeu qui se créé entre lui et ceux qui l’interroge !

    Ce roman graphique est une pure merveille psychologique, rien n’est dit au hasard ! J’ai pris une grosse claque avec cette saga !

    Blast by Manu Larcenet

     

     

     

     

    Ma Note : 15/20! Une véritable claque!

     

     


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  • Le Maître des tapis by Alexis Nesme Le Maître des tapis by Alexis Nesme

     

    Le Maître des tapis by Alexis NesmeRésumé de l'éditeur/

    Laissez-vous emporter par la magie de ce récit qui emprunte au conte russe la puissance parfois terrible de ses décors et des sentiments qui s’y expriment. Un récit d’amour fantastique, pour les filles et les garçons.

    Ce que j'en ai penséUne Saison à Longbourn by Jo Baker

    Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce très bel album qui me faisait de l’œil à la librairie ! Je n’ai pas réfléchi longtemps avant de découvrir l’histoire très belle inspirée d’un conte russe !

    J’aime beaucoup les contes et l’univers des contes russes que je trouve parfois très dur n’y fait pas exception ! Ici c’est toute cette magie que j’ai retrouvé desservie par des illustrations splendides que l’on savoure ! Alex Nesme fait preuve d’un réel talent tant au niveau de la physionomie des personnages que concernant la partir ornementale, les tapis sont splendides, les décors enneigés également ! C’est un régal pour les yeux !

    Concernant l’histoire, j’ai été agréablement surprise, c’est un album jeunesse certes, mais ce n’est pas mièvre, il se passe des choses dures dans ce conte. Il y a comme toujours une belle leçon de moral à découvrir !

    Le Maître des tapis by Alexis Nesme

    Ma Note : 16/20! Un sublime album jeunesse!

    Le Maître des tapis by Alexis Nesme

     


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  • La nièce de Flaubert by Willa Cather

    La nièce de Flaubert by Willa Cather

    Résumé de l'éditeur/

    Willa Cather (1873-1947) a déjà solidement établi sa réputation de grand écrivain américain avec, entre autres romans, Mon Antonia et Pionniers ! lorsque, au cours de l'un de ses voyages en France, en 1930, elle rencontre, dans un hôtel d'Aix-les-Bains, une fascinante vieille dame qui n'est autre que Caroline Grout, la nièce de Gustave Flaubert. La petite Caroline, dont la mère est morte en couches, a été élevée par son fameux oncle dont elle est l'exécutrice testamentaire.
    La Nièce de Flaubert dresse le portrait d’une femme surprenante, lien vivant entre un vingtième siècle déjà éprouvé par la guerre et l’âge d’or de la lit­térature française, dont Flaubert est l’un des plus grands représentants. Ce texte est avant tout un éloge ardent de la littérature et de la lecture, non comme passe-temps mais comme raison de vivre.

     Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    La Petite collection des Editions du sonneur publie des textes trop courts pour être publiés sous la forme de roman ! Je trouve cette initiative fort sympathique. Découvert grâce à l’un de mes collègues au travail je commence à vraiment apprécier Willa Cather !

    Dans ce court roman à l’écriture délicate, Willa nous dresse un portrait extrêmement réel de la nièce de Flaubert. Elle rencontre Caroline Franklin-Frout lors d’un séjour à Aix-les-Bains, au départ elle converse avec, sans savoir qui elle est. Mais lorsqu’elle apprend qui elle est, la nièce de Flaubert va lui conter des anecdotes et souvenirs de son passé. J’ai beaucoup aimé le personnage de Caroline, une vieille femme élégante qui participe encore activement à la vie mondaine et qui est une grande adepte de la musique, de l’opéra etc… On en apprendra plus sur la relation privilégiée qu’elle entretenait avec son oncle qu’elle défend bec et ongle contre le monde entier ! Elle l’adorait, voir même l’idolâtrait et il lui rendait bien car il a éduqué sa nièce comme sa propre fille. Cette femme est fascinante. Elle possède un caractère bien trempé, n’hésite pas à donner un avis très critique en toute circonstance et aime qu’on l’écoute et qu’on la suive.

    Le roman met en avant l’importance de l’érudition et notamment de la création littéraire. Caroline a côtoyé les cercles de son oncle et de ses amis auteurs et n’hésite pas à donner des avis critiques sur les uns et les autres, autant positifs que négatifs. Elle a certes, vécu dans l’ombre de son oncle mais pas uniquement, et c’était un choix de sa part et une preuve de son attachement aveugle pour lui et de l'amour inconditionnel qu'elle lui portait. C’est un amour filial très émouvant, un bel hommage qui est rendu dans cet ouvrage au travers de la retranscription de cette belle rencontre entre Willa et Caroline!

     

    Ma Note : 16/20! Une sympathique découverte! 

    La nièce de Flaubert by Willa Cather


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  • Construire un feu by Jack London récit et BD

     

    Construire un feu by Jack London récit et BDRésumé de l'éditeur/

    Un homme en quête de fortune ou d’aventure, perdu en plein milieu du grand nord, tente de rejoindre ses compagnons… Dans ce désert de neige et de glace, rien d’autre que lui et un chien… Il lutte contre un froid effrayant de moins soixante degrés. Confronté aux forces de la nature, sa vie ne dépend que de quelques allumettes avec lesquelles il pourrait se faire un feu… Christophe Chabouté nous livre ici, avec talent une adaptation libre d'une des plus terribles nouvelles de l’auteur de « Croc Blanc » et de « L’appel de la Forêt ». Une histoire à l’intrigue très dépouillée, mais dont le moindre geste, simple et banal prend une dimension inquiétante et fantastique. Un récit où chaque situation devient démesurément oppressante.

     Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    J’ai découvert Construire un feu dans sa nouvelle réédition par Acte Sud il y a de cela une petite semaine. Entre temps, j’ai découvert qu’une BD existait je me suis aussitôt plongée dedans. Je parlerai au nom des deux œuvres, car en ce qui concerne le traitement de l’histoire c’est assez similaire. Construire un feu by Jack London récit et BDIl faut insister sur le fait que le roman est très court, une quarantaine de page seulement. L’histoire retrace le parcours d’un homme accompagné de son chien dans le grand froid et qui tente de rejoindre un camp, là où se trouve ses compagnons. Le récit est à la troisième personne. L'écriture est simple, fluide et extrêmement aiguisée, sans fioriture. Le récit met en avant la dureté du voyage de cet homme solitaire. Un homme qui s’est cru au-dessus de tout, préférant voyager seul alors qu’à -30 degrés il faut être au moins deux par mesure préventive. Construire un feu by Jack London récit et BD

    Le texte apporte ce qu’il faut de description, avec des détails intéressants, à titre d'exemple l’homme doit garder sa nourriture à même la peau pour ne pas qu’elle gèle, ou encore qu’en crachant par terre, le crachat n’a même pas encore atteint le sol qu’il s’est déjà solidifié ! Les conditions de vie sont extrêmement dures ! Le narrateur parle à deux voix, il donne son avis et transmet les pensées de l’homme mais également du chien qui l’accompagne et qui est bien plus au fait des dangers encourus, par exemple le chien sait qu’il ne fait pas -30 degrés comme le pense l’homme mais bien -60 ! Aucun des deux ne s'aiment, il n' y a pas de tendresse entre l'homme et l'animal!  Le texte et la BD sont crus dans le traitement, j'ai aimé cette dimension.

    Attendez-vous à une chute magistrale, je l’ai aimé, elle est authentique et retranscrit à merveille le caractère de l’homme qui se croit au-dessus de tout, qu’il s’agisse des animaux ou des éléments naturels. C’est le premier Jack London que je lis et ma foi j’ai plutôt apprécié la critique acerbe qu’il nous offre.

    Qu’en est-il de l’adaptation en BD ?

    Et bien je l’ai adoré, c’est le genre de récit qui s’adapte parfaitement dans ce format ! Les planches sont belles épurées, et pourtant détaillées au niveau des expressions, tout ce blanc au départ on trouve ça superbe et pourtant la tension montant graduellement, la situation devient de plus en plus oppressante au fur et à mesure que nous tournons les pages. Les expressions de l’homme, sa détresse, sa peur étaient palpables, le fait qu’il se serve de l’animal comme un simple outil pour ne pas mourir, alors qu’il est prêt à sacrifier son chien m’a vraiment hérissé le poil. Nous somme totalement immergés dans l'histoire et nous comprenons peu à peu quelle fin attend l'homme! 

    Ma Note : 16/20! Une belle leçon sur la vie! 

    Construire un feu by Jack London récit et BD


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  • Une mère by Alejandro Palomas Une mère by Alejandro Palomas

    Une mère by Alejandro PalomasRésumé de l'éditeur/

    Barcelone, 31 décembre. Amalia et son fils Fernando s’affairent en attendant leurs invités. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, va enfin réunir ceux qu’elle aime. Ses deux filles, Silvia et Emma ; Olga, la compagne d’Emma, et l’oncle Eduardo, tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents.

    Chacun semble arriver avec beaucoup à dire, ou, au contraire, tout à cacher. Parviendront-ils à passer un dîner sans remous ?
    Entre excitation, tendresse et frictions, rien ne se passera comme prévu.

    Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio pour son partenariat ''Masse Critique'' ainsi que les éditions Cherche midi pour l'envoi de ce livre!

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

     Ces temps-ci je fais de bien belles découvertes livresques et « Une mère » est l’une de ces belles surprises ! Personnellement, je pensais passer un bon moment mais je ne m’attendais pas à m’attacher autant à cette famille complètement déjantée !

    Ce bateau dans lequel nous sommes tous embarqués

    «  Il y a deux sortes de gens.

    Il y a ceux qui vivent, jouent et meurent.

    Et il y a ceux qui ne font jamais rien d’autre que se tenir en équilibre sur l’arrête de la vie.

    Il y a les acteurs.

    Et il y a les funambules. »

    Neige, Maxence Fermine

    Je commence avec cet extrait et début de chapitre qui résume à merveille cet ouvrage ! Moi et mon amour des citations ! On ne se refait pas!

    Mais venons-en à l’histoire ou plutôt aux histoires, car cet ouvrage nous fait découvrir une petite famille bien complexe !

    J’aime beaucoup l’ambiance espagnole, le côté déjanté, très vivant avec une mentalité bien à part et colorée je dirai. Je ne sais pas trop comment l’expliquer au niveau de mon ressenti mais la couverture avait déjà attiré mon regard et m’avait tout de suite plut (avec toute cette couleur mais avec un côté caché et réservé par ce visage dont on ne distingue guère l’expression! Et tout cela coïncide tout à fait avec les faux-semblants de chacun des personnages présents lors de ce réveillon de la Saint-Sylvestre ! Ces même personnages qui vont se dévoiler peu à peu tout au long du repas sous l’égide de la « mère »  Amalia aimante et à légèrement à côté de la plaque et ce d’autant plus, depuis que son mari a divorcé, ne lui laissant rien, ce même mari qui a renié ses enfants.

    L’auteur possède une plume agréable, le livre est dense mais l’écriture est fluide, et on se laisse facilement porter. Ce bouquin est une superbe découverte, un vrai coup de maître. J’ai vraiment été conquise, franchement lisez-le et faite vous votre avis, vous ne serez pas déçu, cette famille est terriblement attachante. Au départ je me disais, « Oula, ah oui quand même !" Il leur en arrive de belles, et puis la mère est étrange ! À ses yeux, tout le monde est beau et gentil c’est hilarant et pourtant il se passe des choses traumatisantes, entre les expériences de  reiki loupé avec les clients de sa meilleure amie Ingrid (presque aussi étrange qu’elle) , sa femme de ménage roumaine, voleuse à ses heures perdues ou encore la voisine prostituée de son fils qu’elle a pris pour la gentille concierge. Et pourtant, on comprend rapidement que c’est une carapace, une façon de se prémunir du monde qui l’entoure.

    Notre petit groupe de personnages principaux se retrouvent donc pour le réveillon de la Saint-Sylvestre dans le petit appartement un peu miteux d’Amalia. Sont réunis ses enfants (Fer, Sylvia, Emma, Sylvia (et Olga la petite amie de Sylvia) le chien d’Amalia et celui de son fils Fer ainsi que son frère Eduardo.

    Le roman débute alors qu’Amalia et son fils Fer prépare la table du réveillon et notamment les petits bols contentant les 12 grains de raisins porte-bonheur symboles de chance pour cette nouvelle année! Tous les personnages vont arriver au compte-goutte et l’on va découvrir peu à peu leurs histoires, en surface d’abord puis de façon plus précise ensuite. Sylvia arrive en premier, adulte intelligente et débrouillarde, mais très critique et acerbe dans ses propos. Son agressivité cache une souffrance et une envie de se prémunir. Alors elle prononce des paroles aiguisées à tout va et réagit au quart de tour. C’est également une maniaque de la propreté. Arrivent ensuite le couple atypique formé par Emma la seconde fille de la maisonnée et sa petite amie Olga. Emma est une personne effacée, qui elle aussi a souffert et s’est reconstruite ou en tout cas a entamé un processus de reconstruction avec à ses côté une personne forte Olga, une femme qui aime avoir raison, la madame je parle à tout bout de champs en étalant sa science. Fer, quant à lui est l’unique fils d’Amalia, il est gay et sort d’une rupture difficile. Son ex lui ayant laissé à sa charge un adorable chien Max ! (devenu un peu trop grand au fil du temps dans son petit appartement) ! Et en dernier Eduardo le frère d’Amalia et l’oncle de la joyeuse fratrie. Un homme qui a également son lot de choses à dire, un personnage enjoué et fier mais qui lui aussi doute malgré son âge, un homme profondément humain, attachant et présent pour la famille de sa sœur.

    Au fil du repas on en apprend, plus sur les uns et les autres. Le temps s’égrène doucement et chacun se dévoile ou est obligé de se dévoiler. Et tout cela aura une incidence les uns sur les autres, l’effet boule de neige en quelque sorte. Le père est absent, les amours perdus sont absents. Cette absence est signalée par le 7ème  couvert, celui de l’absent! J’ai adoré ce principe !

    J’ai trouvé ce récit tellement beau et émouvant ! J’adore tourner les pages d’un roman ou le suspense dure durant toute notre lectures. Les secrets sont dévoilés au compte-goutte, c’est tout en finesse et parfois totalement décalé mais avec un équilibre parfait ! Il n’y a qu’à voir les réactions excessives de la mère, les rapports parfois conflictuels présent au sein de cette famille pas comme les autres. Parfois c’est dur, mais ça évoque parfaitement le concept de famille.Ici, pas de faux-semblants, parce que la famille c’est le soutien premier quand tout va mal et que l’on souffre. Tous ensemble, ils arrivent à trouver des solutions et à faire avancer les choses. Parfois, ça prend du temps et ça ne se fait pas sans mal mais la famille n’abandonne jamais. Parfois on a honte d’avouer ses faiblesses, on a peur du regard des autres, on aimerait que les autres croient que l’on est fort mais une fois le sac vidé ça fait un bien fou.

    J’aime les personnages cabossés par la vie, car ils sont humains, joies et peines mêlées et bien équilibrés nous offre un roman sublime. Les personnages manquent d’affections, subissent des deuils, ont loupé quelque chose dans leur vie et regrettent mais il n’est jamais trop tard pour renouer des liens ou s’émanciper des chaines qui nous entravent. On observe des personnages tendres et d’autres plus bourrus mais je les ai tous aimé à leur façon. J’ai adoré le personnage de Sylvia si forte en apparence mais tellement désemparée. J’ai trouvé Emma tellement touchante, c’est celle qui m’a le plus émue, son histoire est tragique. J’ai trouvé Fer fort malgré ce qu’il dit, il est clairement l’élément stable et qui fait le lien entre tous, il fait passer les autres avant lui, c’est très beau de sa part. Eduardo est bourru et fier mais tellement amusant, il ne juge pas et aime plus que tout sa famille. Amalia semble un peu décalée dans sa vision des choses mais elle fait de son mieux pour l’amour de ses enfants et que ceux-ci puissent avoir une belle vie et puissent guérir de leurs  souffrir. C’est beau à voir l’amour d’une mère!

    Et puis ce genre de personnage est tellement plus attachant parce que l’on se retrouve à travers eux, à travers leurs sentiments et leur quête désespérée de recherche de bonheur, c’est ce qui fait la force de ce roman ! Je les ai quittés à regret ! J’ai vraiment été conquise par ce bouquin et je vous le conseille vivement !

     Ma note : 19,5/20! Coup de Une mère by Alejandro Palomas

    « Emma a tenté de retirer sa main, sans succès. Maman ne la lâchait pas.

     Tu peux continuer à l’attendre aussi longtemps que tu voudras ma chérie, a poursuivi maman d’une voix si sûre et si calme qu’on aurait dit celle de quelqu’un d’autre. Toute ta vie, si tu veux. » Emma a cessé de tirer. « Mais tu sais quoi ? Si la vie m’a bien appris une chose, c’est qu’attendre ce qui n’arrivera jamais est une mort trop horrible. Et je ne vais pas laisser ma fille tomber là-dedans. [...] Oui Emma. Oui, ça fait mal. Commencer à vivre sa vie d’adulte, ça fait mal, mais ça fait encore plus mal de ne pas le faire. »

    Livres contre critiques

    Et que la fête du Nouvel an commence! 

    Une mère by Alejandro Palomas


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