• Construire un feu by Jack London récit et BD

     

    Construire un feu by Jack London récit et BDRésumé de l'éditeur/

    Un homme en quête de fortune ou d’aventure, perdu en plein milieu du grand nord, tente de rejoindre ses compagnons… Dans ce désert de neige et de glace, rien d’autre que lui et un chien… Il lutte contre un froid effrayant de moins soixante degrés. Confronté aux forces de la nature, sa vie ne dépend que de quelques allumettes avec lesquelles il pourrait se faire un feu… Christophe Chabouté nous livre ici, avec talent une adaptation libre d'une des plus terribles nouvelles de l’auteur de « Croc Blanc » et de « L’appel de la Forêt ». Une histoire à l’intrigue très dépouillée, mais dont le moindre geste, simple et banal prend une dimension inquiétante et fantastique. Un récit où chaque situation devient démesurément oppressante.

     Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    J’ai découvert Construire un feu dans sa nouvelle réédition par Acte Sud il y a de cela une petite semaine. Entre temps, j’ai découvert qu’une BD existait je me suis aussitôt plongée dedans. Je parlerai au nom des deux œuvres, car en ce qui concerne le traitement de l’histoire c’est assez similaire. Construire un feu by Jack London récit et BDIl faut insister sur le fait que le roman est très court, une quarantaine de page seulement. L’histoire retrace le parcours d’un homme accompagné de son chien dans le grand froid et qui tente de rejoindre un camp, là où se trouve ses compagnons. Le récit est à la troisième personne. L'écriture est simple, fluide et extrêmement aiguisée, sans fioriture. Le récit met en avant la dureté du voyage de cet homme solitaire. Un homme qui s’est cru au-dessus de tout, préférant voyager seul alors qu’à -30 degrés il faut être au moins deux par mesure préventive. Construire un feu by Jack London récit et BD

    Le texte apporte ce qu’il faut de description, avec des détails intéressants, à titre d'exemple l’homme doit garder sa nourriture à même la peau pour ne pas qu’elle gèle, ou encore qu’en crachant par terre, le crachat n’a même pas encore atteint le sol qu’il s’est déjà solidifié ! Les conditions de vie sont extrêmement dures ! Le narrateur parle à deux voix, il donne son avis et transmet les pensées de l’homme mais également du chien qui l’accompagne et qui est bien plus au fait des dangers encourus, par exemple le chien sait qu’il ne fait pas -30 degrés comme le pense l’homme mais bien -60 ! Aucun des deux ne s'aiment, il n' y a pas de tendresse entre l'homme et l'animal!  Le texte et la BD sont crus dans le traitement, j'ai aimé cette dimension.

    Attendez-vous à une chute magistrale, je l’ai aimé, elle est authentique et retranscrit à merveille le caractère de l’homme qui se croit au-dessus de tout, qu’il s’agisse des animaux ou des éléments naturels. C’est le premier Jack London que je lis et ma foi j’ai plutôt apprécié la critique acerbe qu’il nous offre.

    Qu’en est-il de l’adaptation en BD ?

    Et bien je l’ai adoré, c’est le genre de récit qui s’adapte parfaitement dans ce format ! Les planches sont belles épurées, et pourtant détaillées au niveau des expressions, tout ce blanc au départ on trouve ça superbe et pourtant la tension montant graduellement, la situation devient de plus en plus oppressante au fur et à mesure que nous tournons les pages. Les expressions de l’homme, sa détresse, sa peur étaient palpables, le fait qu’il se serve de l’animal comme un simple outil pour ne pas mourir, alors qu’il est prêt à sacrifier son chien m’a vraiment hérissé le poil. Nous somme totalement immergés dans l'histoire et nous comprenons peu à peu quelle fin attend l'homme! 

    Ma Note : 16/20! Une belle leçon sur la vie! 

    Construire un feu by Jack London récit et BD


    5 commentaires
  • Une mère by Alejandro Palomas Une mère by Alejandro Palomas

    Une mère by Alejandro PalomasRésumé de l'éditeur/

    Barcelone, 31 décembre. Amalia et son fils Fernando s’affairent en attendant leurs invités. En ce dîner de la Saint-Sylvestre, Amalia, 65 ans, va enfin réunir ceux qu’elle aime. Ses deux filles, Silvia et Emma ; Olga, la compagne d’Emma, et l’oncle Eduardo, tous seront là cette année. Un septième couvert est dressé, celui des absents.

    Chacun semble arriver avec beaucoup à dire, ou, au contraire, tout à cacher. Parviendront-ils à passer un dîner sans remous ?
    Entre excitation, tendresse et frictions, rien ne se passera comme prévu.

    Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio pour son partenariat ''Masse Critique'' ainsi que les éditions Cherche midi pour l'envoi de ce livre!

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

     Ces temps-ci je fais de bien belles découvertes livresques et « Une mère » est l’une de ces belles surprises ! Personnellement, je pensais passer un bon moment mais je ne m’attendais pas à m’attacher autant à cette famille complètement déjantée !

    Ce bateau dans lequel nous sommes tous embarqués

    «  Il y a deux sortes de gens.

    Il y a ceux qui vivent, jouent et meurent.

    Et il y a ceux qui ne font jamais rien d’autre que se tenir en équilibre sur l’arrête de la vie.

    Il y a les acteurs.

    Et il y a les funambules. »

    Neige, Maxence Fermine

    Je commence avec cet extrait et début de chapitre qui résume à merveille cet ouvrage ! Moi et mon amour des citations ! On ne se refait pas!

    Mais venons-en à l’histoire ou plutôt aux histoires, car cet ouvrage nous fait découvrir une petite famille bien complexe !

    J’aime beaucoup l’ambiance espagnole, le côté déjanté, très vivant avec une mentalité bien à part et colorée je dirai. Je ne sais pas trop comment l’expliquer au niveau de mon ressenti mais la couverture avait déjà attiré mon regard et m’avait tout de suite plut (avec toute cette couleur mais avec un côté caché et réservé par ce visage dont on ne distingue guère l’expression! Et tout cela coïncide tout à fait avec les faux-semblants de chacun des personnages présents lors de ce réveillon de la Saint-Sylvestre ! Ces même personnages qui vont se dévoiler peu à peu tout au long du repas sous l’égide de la « mère »  Amalia aimante et à légèrement à côté de la plaque et ce d’autant plus, depuis que son mari a divorcé, ne lui laissant rien, ce même mari qui a renié ses enfants.

    L’auteur possède une plume agréable, le livre est dense mais l’écriture est fluide, et on se laisse facilement porter. Ce bouquin est une superbe découverte, un vrai coup de maître. J’ai vraiment été conquise, franchement lisez-le et faite vous votre avis, vous ne serez pas déçu, cette famille est terriblement attachante. Au départ je me disais, « Oula, ah oui quand même !" Il leur en arrive de belles, et puis la mère est étrange ! À ses yeux, tout le monde est beau et gentil c’est hilarant et pourtant il se passe des choses traumatisantes, entre les expériences de  reiki loupé avec les clients de sa meilleure amie Ingrid (presque aussi étrange qu’elle) , sa femme de ménage roumaine, voleuse à ses heures perdues ou encore la voisine prostituée de son fils qu’elle a pris pour la gentille concierge. Et pourtant, on comprend rapidement que c’est une carapace, une façon de se prémunir du monde qui l’entoure.

    Notre petit groupe de personnages principaux se retrouvent donc pour le réveillon de la Saint-Sylvestre dans le petit appartement un peu miteux d’Amalia. Sont réunis ses enfants (Fer, Sylvia, Emma, Sylvia (et Olga la petite amie de Sylvia) le chien d’Amalia et celui de son fils Fer ainsi que son frère Eduardo.

    Le roman débute alors qu’Amalia et son fils Fer prépare la table du réveillon et notamment les petits bols contentant les 12 grains de raisins porte-bonheur symboles de chance pour cette nouvelle année! Tous les personnages vont arriver au compte-goutte et l’on va découvrir peu à peu leurs histoires, en surface d’abord puis de façon plus précise ensuite. Sylvia arrive en premier, adulte intelligente et débrouillarde, mais très critique et acerbe dans ses propos. Son agressivité cache une souffrance et une envie de se prémunir. Alors elle prononce des paroles aiguisées à tout va et réagit au quart de tour. C’est également une maniaque de la propreté. Arrivent ensuite le couple atypique formé par Emma la seconde fille de la maisonnée et sa petite amie Olga. Emma est une personne effacée, qui elle aussi a souffert et s’est reconstruite ou en tout cas a entamé un processus de reconstruction avec à ses côté une personne forte Olga, une femme qui aime avoir raison, la madame je parle à tout bout de champs en étalant sa science. Fer, quant à lui est l’unique fils d’Amalia, il est gay et sort d’une rupture difficile. Son ex lui ayant laissé à sa charge un adorable chien Max ! (devenu un peu trop grand au fil du temps dans son petit appartement) ! Et en dernier Eduardo le frère d’Amalia et l’oncle de la joyeuse fratrie. Un homme qui a également son lot de choses à dire, un personnage enjoué et fier mais qui lui aussi doute malgré son âge, un homme profondément humain, attachant et présent pour la famille de sa sœur.

    Au fil du repas on en apprend, plus sur les uns et les autres. Le temps s’égrène doucement et chacun se dévoile ou est obligé de se dévoiler. Et tout cela aura une incidence les uns sur les autres, l’effet boule de neige en quelque sorte. Le père est absent, les amours perdus sont absents. Cette absence est signalée par le 7ème  couvert, celui de l’absent! J’ai adoré ce principe !

    J’ai trouvé ce récit tellement beau et émouvant ! J’adore tourner les pages d’un roman ou le suspense dure durant toute notre lectures. Les secrets sont dévoilés au compte-goutte, c’est tout en finesse et parfois totalement décalé mais avec un équilibre parfait ! Il n’y a qu’à voir les réactions excessives de la mère, les rapports parfois conflictuels présent au sein de cette famille pas comme les autres. Parfois c’est dur, mais ça évoque parfaitement le concept de famille.Ici, pas de faux-semblants, parce que la famille c’est le soutien premier quand tout va mal et que l’on souffre. Tous ensemble, ils arrivent à trouver des solutions et à faire avancer les choses. Parfois, ça prend du temps et ça ne se fait pas sans mal mais la famille n’abandonne jamais. Parfois on a honte d’avouer ses faiblesses, on a peur du regard des autres, on aimerait que les autres croient que l’on est fort mais une fois le sac vidé ça fait un bien fou.

    J’aime les personnages cabossés par la vie, car ils sont humains, joies et peines mêlées et bien équilibrés nous offre un roman sublime. Les personnages manquent d’affections, subissent des deuils, ont loupé quelque chose dans leur vie et regrettent mais il n’est jamais trop tard pour renouer des liens ou s’émanciper des chaines qui nous entravent. On observe des personnages tendres et d’autres plus bourrus mais je les ai tous aimé à leur façon. J’ai adoré le personnage de Sylvia si forte en apparence mais tellement désemparée. J’ai trouvé Emma tellement touchante, c’est celle qui m’a le plus émue, son histoire est tragique. J’ai trouvé Fer fort malgré ce qu’il dit, il est clairement l’élément stable et qui fait le lien entre tous, il fait passer les autres avant lui, c’est très beau de sa part. Eduardo est bourru et fier mais tellement amusant, il ne juge pas et aime plus que tout sa famille. Amalia semble un peu décalée dans sa vision des choses mais elle fait de son mieux pour l’amour de ses enfants et que ceux-ci puissent avoir une belle vie et puissent guérir de leurs  souffrir. C’est beau à voir l’amour d’une mère!

    Et puis ce genre de personnage est tellement plus attachant parce que l’on se retrouve à travers eux, à travers leurs sentiments et leur quête désespérée de recherche de bonheur, c’est ce qui fait la force de ce roman ! Je les ai quittés à regret ! J’ai vraiment été conquise par ce bouquin et je vous le conseille vivement !

     Ma note : 19,5/20! Coup de Une mère by Alejandro Palomas

    « Emma a tenté de retirer sa main, sans succès. Maman ne la lâchait pas.

     Tu peux continuer à l’attendre aussi longtemps que tu voudras ma chérie, a poursuivi maman d’une voix si sûre et si calme qu’on aurait dit celle de quelqu’un d’autre. Toute ta vie, si tu veux. » Emma a cessé de tirer. « Mais tu sais quoi ? Si la vie m’a bien appris une chose, c’est qu’attendre ce qui n’arrivera jamais est une mort trop horrible. Et je ne vais pas laisser ma fille tomber là-dedans. [...] Oui Emma. Oui, ça fait mal. Commencer à vivre sa vie d’adulte, ça fait mal, mais ça fait encore plus mal de ne pas le faire. »

    Livres contre critiques

    Et que la fête du Nouvel an commence! 

    Une mère by Alejandro Palomas


    8 commentaires
  • Coups de cœur musicaux

    C'est parti pour le rendez-vous dédié aux musiques que j'affectionne!

    Coups de cœur musicaux

    En ce moment j'écoute des musiques très variées :

    Vidéo 0/ Low Roar - Low Roar

      

    L'album est juste splendide! <3 Gros coup de coeur pour cet album!

    Vidéo 1/ The fools who dreams -La La Land

    J'ai choisi cette chanson mais elles sont toutes superbes dans ce film! J'ai été conquise! 

    Vidéo 2/ Katy Perry - The One That Got Away

    Celle-ci c'est une incontournable pour moi! <3

    Vidéo 3/Rag'n'Bone Man - Skin

     

    Celle-ci c'est une découverte récente qui se reconnaîtra quand elle verra cette musique dans ma sélection! J'adore, je l'écoute énormément!

    Vidéo 4/ Clean Bandit - Rockabye ft. Sean Paul & Anne-Marie

    Une chanson dynamique, j'aime beaucoup!

    Vidéo 5/ ZAYN, Taylor Swift - I Don’t Wanna Live Forever 

    Comme Katty Perry j'aime beaucoup les musique de Taylor Swift!

    Vidéo 6/ Charlie Puth - We Don't Talk Anymore (feat. Selena Gomez)

    J'aime le rythme de cette musique et les paroles me parlent!

    Vidéo 7/ Sóley - I'll Drown

    Une découverte très récente! Et je suis totalement sous le charme!

    J'espère que vous avez aimez cette petite sélection!

    Je vous dis à bientôt mes petits loups et belle fin de semaine à vous <3


    4 commentaires
  • Mauvais Genre by Chloé Cruchaudet Mauvais Genre by Chloé Cruchaudet

    Mauvais Genre by Chloé CruchaudetRésumé de l'éditeur/
     
    Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d'hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité. Désormais il se fera appeler... Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme.
     
    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

    Dès les premières pages un procès s’ouvre et coupe à certains moments le récit sans nous dire le pourquoi de l’affaire, que nous apprendrons à la toute fin ! Pour le coup j’ai envie de dire whaou ! Cette BD est vraiment étonnante ! Elle nous conte le destin vraiment particulier de Paul et Louise un coupe atypique comme vous allez le comprendre très rapidement ! En 1911, Paul après s’être marié avec Louise part à la guerre ! Mais pour pouvoir revenir en vie et en un seul morceau, il se coupe un doigt, malheureusement son chef hiérarchique compte le renvoyer sur le terrain ! Paul décide alors de déserter. Louise loue une petite pièce, mais Paul est déprimé de devoir rester enfermé. Alors même que la guerre est gagnée il ne peut toujours pas sortir étant donné que les déserteurs n’ont pas encore été amnistiés ! Il décide de sortir

    Mauvais Genre by Chloé Cruchaudetun soir costumé en femme, et par la suite il va en devenir une pendant quelques années ! Sa femme l’aide à le paraître, lui explique les attitudes féminines etc… Elle va même l’aider à le faire embaucher dans l’usine de couture ou elle travaille. Très vite Paul devenu Suzanne s’amuse à ce petit jeu et va même draguer les femmes de l’usine. Il n’éprouve clairement aucune reconnaissance pour sa femme qui a tant fait pour lui, au contraire, il l’insulte et la malmène. Il rejette toute la haine qu’il a sur elle. Ce qui paraissait amusant tourne vite au cauchemar pour Louise qui ne reconnait plus son mari. Il ne sort plus avec elle, s’absente tous les soirs pour aller goûter à des dépravations sexuelles avec d’autres : hommes et femmes. Cet ouvrage questionne sur beaucoup de choses et notamment sur les limites que l’on peut s’imposer ou que l’on ne peut s’empêcher d’entraver. Paul prend goût à sa condition de femme, c’est certain, mais il est pourchassé par le souvenir d’un ami de tranché morts sous ses yeux, et par l’image de Suzanne qu’il s’est créé et cela apparaît de manière encore plus flagrante lorsqu’il redevient Paul en 1925 l’amnistie enfin là ! Il va entraîner sa femme dans ses vices. C’est une relation malsaine qui se créé entre eux, j’ai trouvé l’attitude de Paul véritablement aberrante d’autant plus que l’homme de base aimait déjà faire son bellâtre. Il essaye de se remettre en question mais ces « moments de lucidité » ou il comprend qu’il fait souffrir sa femme tant mentalement que physiquement sont très rares. Cet ouvrage questionne sur de nombreux sujets : les traumatismes de guerre [ à ce propos une des planches est très évocatrices de cela : lorsqu’une femme lors de la journée de victoire et fin de guerre annonce qu’elle cherche un bel américain à embrasser, Paul/Suzanne lui répond vertement qu’elle n’a qu’à embrasser l’un des hommes présents sur le côtés et défigurés par la guerre ], l’histoire est dure ! Certes la victoire est bel et bien présente mais la guerre n’a pas épargnés les fameuses « gueules cassées » ! Outre cela l’ouvrage pose la question de l’identité sexuelle et des relations homosexuelles et lesbiennes en ce début du XXème siècle.

    Mauvais Genre by Chloé Cruchaudet

    Je me suis vraiment pris une claque avec cette ouvrage et la fin nous offre une chute parfaite à la hauteur de l’histoire. Cet amour qui avait commencé sous les meilleurs augures et où Paul et Louise vont s’aimer puis se déchirer !

    L’histoire est desservie par des planches de toute beauté, un dessin simple et élégant, des personnages aux expressions très prononcées, un régal pour les yeux. Les colorisations sont sombres et nous mettent particulièrement bien dans l’ambiance.

     Ma note : 16/20! Une lecture qui vous prends aux tripes!

    J’ai appris qu’un roman existait : « La garçonne et l’assassin », je me pencherai peut-être dessus un jour, qui sait ! En tout cas je vais me remettre de mes émotions avec une lecture moins noire.

     Mauvais Genre by Chloé Cruchaudet


    6 commentaires
  • Les Délices de Tokyo by Durian Sukegawa <3

    Les Délices de Tokyo by Durian Sukegawa <3Résumé de l'éditeur/

    « Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager.

    Ce que j'en ai pensé Une Saison à Longbourn by Jo Baker

     Connaissant mon amour pour la nourriture asiatique je ne pouvais passer à côté de cette pépite que j’aime conseiller en librairie !  J’aime beaucoup lorsqu’un roman est axé sur la nourriture !

    Ce roman met en scène trois personnages : Sentaro, le gérant d’une boutique de Dorayaki, Tokue une vieille femme et Wakana une jeune lycéenne.

    Sentaro vit paisiblement sans se fatiguer, il tient une boutique de dorayaki mais fait le strict minimum pour que l’entreprise vivote et que lui ne soit pas gêné et vive sa vie sans soucis. Pour se faire, il se rend au magasin tard le matin et utilise une préparation toute faite pour garnir ses petits pains. Il décide néanmoins de mettre une petite annonce un jour, pour embaucher une tierce personne pour l’aider. C’est alors qu’une femme très âgée se propose pour l’annonce, il s’agit de Tokue ! Sentaro croit à une blague et refuse poliment, lui expliquant que c’est une tâche assez physique et qu’une vieille dame n’est pas apte à le faire ! Néanmoins Tokue revient à la charge plusieurs jours d’affilé et lui dépose sa propre préparation de pâte an ! Après l’avoir goûté Sentaro va l’accepter, néanmoins il ne souhaite pas qu’elle se présente au client car ses mains sont déformées.Les Délices de Tokyo by Durian Sukegawa <3

    Tout va partir de là et de ce duo improbable si l’on peut dire. Sentaro va apprendre au contact de cette vieille femme tant de choses, la préparation de la pâte an mais également retrouver goût à la vie et avoir envie que la boutique fonctionne bien alors qu’avant il faisait très peu, pour. Il ne se lève plus à 11h pour ouvrir la boutique à midi mais à 6h, ressort fatigué de ces journées mais est satisfait du travail accompli et des ventes qui fonctionnent à merveille. Il va se montrer plus professionnel et trouver un but à sa vie, se montrer plus avenant avec les clients et notamment avec Wakana une lycéenne qui va s’attacher à lui et Tokue à cause de sa vie familiale complexe. Elle trouvera refuge dans la boutique. Sentaro va énormément gagner sur le plan humain. Tokue lui apportera une expérience enrichissante d’un point de vue humain. Et même Tokue, revit et est heureuse et pourtant peu de temps après elle part et laissera un grand vide dans la vie de Sentaro et Wakana, Sentaro a encore tant de choses à apprendre d’elle. Ces derniers vont partir en quête de son passé et tenter de percer son mystère.

    Cette histoire est belle et poétique ! J’ai beaucoup aimé la partie axée sur la préparation de la pâte an, face à un Sentaro très terre à terre, Tokue est beaucoup plus amusante, elle « écoute la voix des haricots » ! Ces deux personnages ont été brisés par la vie, pas du tout pour les mêmes raisons mais elles ont vécu une finalité similaire, Tokue a subi alors que Sentaro l’a mérité néanmoins je me suis prise d’affection autant pour l’un que pour l’autre. Ce point commun les a changé pour toujours et ont changé le regard qu’ils portaient sur le monde mais également le regard des autres à leurs égards.

    J’ai été touché par tous les personnages et me suis véritablement attachée à eux mais j’ai vraiment trouvé le personnage de Tokue adorable et amusant, elle a réussi à toucher Sentaro et Wakana. Parfois, elle me faisait penser à une enfant par certaine de ces attitudes. Toujours est-il que c’est un personnage chaleureux, qui prend soin des êtres proches d’elle et que l’expression « avoir le cœur sur la main » semble avoir été inventé pour elle ! On se demande, comment après avoir tant subi elle arrive autant à positiver. J’ai aimé cette force qu’elle avait en elle.

    Ce roman est très humain, il y a quelques passages amusants, d’autres plus durs, mais on retrouve toujours une note d’espoir qui rend le récit touchant. J’aime ce genre de roman qui évoque la reconstruction l’envie de se donner une seconde chance dans la vie, même si cela ne se fait pas sans peine. Certaines personnes seront toujours là pour nous il ne faut pas l’oublier et l’accepter avec gratitude, ce roman est un bel hymne au pardon et à l’amour. J’ai vraiment adoré ! La fin m’a tout particulièrement émue. J’ai hâte de lire le nouveau roman de l’auteur qui vient de paraître et j’espère y retrouver tous les ingrédients qui ont fait la magie de cet ouvrage.

    Petit plus : la couverture est de toute beauté!

    Ma note : 19/20! <3  Juste Parfait

    "La nuit, il suffit de tendre l'oreille au murmure des étoiles pour sentir le cours de l'éternité."

    Les Délices de Tokyo by Durian Sukegawa <3 

    Je ne sais pas vous, mais moi ça m'a donné faim! 

    "Devant sa boutique se dressait un cerisier en pleine floraison, pareil à une masse bouillonnante de petits nuages. Sentarô était persuadé que c'était ce qu'elle contemplait".


    10 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique